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Création de site web : les questions avant de signer le devis

Avant de signer un devis de création de site, posez ces questions : titulaire du domaine, frais cachés, CMS. Ça se vérifie.

Création de site web : les questions avant de signer le devis

Vous avez reçu trois devis pour votre futur site. Un à 300 €, un à 1 500 €, un à 4 000 €. Avant de regarder le chiffre du bas, il y a une question plus utile : qu’est-ce qui n’est pas écrit sur la page ?

Sommaire

J’en ai déjà parlé en détail dans un article où j’explique comment vérifier un site pas cher ou gratuit avant de signer. Ici, je veux aller plus loin : les questions précises à poser, dans l’ordre, pendant le rendez-vous. Pas après.

Un devis bas cache souvent une ligne manquante

Un devis à 300 € n’est pas malhonnête en soi. Mais il raconte une histoire incomplète la plupart du temps.

Ce qui disparaît en général : la maintenance, les mises à jour de sécurité, le nom de domaine, l’hébergement passé la première année. Le site existe, mais tout ce qui le fait vivre ensuite n’est pas chiffré.

Faites le test : demandez au prestataire de vous lister, ligne par ligne, tout ce qui se paiera en plus dans les douze mois qui suivent la mise en ligne. S’il hésite ou reste vague, c’est que la réponse ne lui plaît pas non plus.

Qui est titulaire du nom de domaine, noir sur blanc ?

Je ne signerais jamais un devis qui ne précise pas qui est titulaire du nom de domaine. C’est une ligne, pas un détail.

Équipe qui analyse des courbes sur un ordinateur

Dans beaucoup de contrats à bas prix, l’agence reste titulaire. Le jour où vous voulez changer de prestataire, ou simplement partir, vous découvrez que le domaine ne vous appartient pas. Il faut négocier pour le récupérer, parfois payer, parfois attendre des semaines.

La règle est simple : on peut déléguer la gestion technique à quelqu’un, jamais la propriété. Le titulaire, c’est vous, votre entreprise, votre numéro de SIRET. Pas l’agence, même si c’est elle qui a acheté le nom au départ.

Même logique pour la fiche Google de votre établissement et pour l’accès à la Search Console si le site en a une. Ce sont vos outils. Un prestataire qui les garde sous son propre compte vous met en dépendance, qu’il le fasse volontairement ou pas.

La question qui fâche : que se passe-t-il après la mise en ligne ?

Un devis se lit par la fin, pas par le prix de départ. Ce qui compte, c’est ce qui arrive une fois le site publié.

Posez ces questions, dans cet ordre :

Le site est-il sous abonnement, et si oui, que se passe-t-il si vous arrêtez de payer ? Certains prestataires coupent l’accès au bout de 30 jours de retard. D’autres rendent le site public mais figé, sans pouvoir le modifier.

Combien coûte une modification de texte ou d’image après la livraison ? Certains contrats incluent deux heures par mois, d’autres facturent chaque intervention à l’heure, parfois chère.

Comment sort-on du contrat ? Un préavis de 3 mois n’a rien d’anormal. Un préavis de 12 mois avec tacite reconduction, si.

Si l’une de ces trois réponses n’est pas écrite noir sur blanc dans le devis, demandez-la avant de signer. Pas après.

Les points à vérifier avant de payer un site web

Titulaire du nom de domaine : écrit dans le contrat, à votre nom

Ce qui se paie après la mise en ligne : abonnement, modifications, hébergement

CMS imposé ou ouvert : pouvez-vous partir avec votre contenu ?

Audit technique rapide avant signature : le site charge-t-il vite, est-il lisible sur mobile ?

Petit entrepreneur relisant un devis de création de site web avant de signer

L’essentiel de chaque partie
  1. 01Un devis bas cache souvent une ligne manquanteUn devis à 300 € n’est pas malhonnête en soi.
  2. 02Qui est titulaire du nom de domaine, noir sur blanc ?Je ne signerais jamais un devis qui ne précise pas qui est titulaire du nom de domaine.
  3. 03La question qui fâche : que se passe-t-il après la mise en ligne ?Un devis se lit par la fin, pas par le prix de départ.
  4. 04CMS imposé ou CMS ouvert : ce que ça change pour vousCertains prestataires construisent le site sur un outil interne, fermé, qu’eux seuls savent faire fonctionner.

CMS imposé ou CMS ouvert : ce que ça change pour vous

Certains prestataires construisent le site sur un outil interne, fermé, qu’eux seuls savent faire fonctionner. D’autres utilisent un CMS pour le SEO ouvert, que n’importe quel autre prestataire peut reprendre.

Lecture d’avis clients sur un téléphone

La différence se voit le jour où vous voulez changer de main. Avec un CMS fermé, vous repartez souvent de zéro : nouveau design, nouveau contenu, parfois nouvelle structure d’URL, donc perte du travail de référencement déjà fait.

Avec un CMS ouvert, un autre prestataire reprend le site tel qu’il est. Il garde le contenu, les pages, l’historique. C’est plus simple, et ça coûte moins cher à chaque reprise en main.

La question à poser : « Si je veux partir dans deux ans, est-ce que je peux récupérer mon site tel qu’il est, ou je recommence tout ? » La réponse dit tout de la liberté réelle que vous achetez.

Les chiffres à retenirrelevés dans cet article
  • 300 €Un devis bas cache souvent une ligne manquante Un devis à 300 € n’est pas malhonnête en soi.
  • 30 joursCertains prestataires coupent l’accès au bout de 30 jours de retard.
  • 3 moisUn préavis de 3 mois n’a rien d’anormal.
  • 12 moisUn préavis de 12 mois avec tacite reconduction, si.

Un audit technique rapide avant de signer

Avant même de parler contenu ou design, un site se juge sur sa base technique. Charge-t-il vite ? S’affiche-t-il correctement sur un téléphone ? Est-il sécurisé ?

Demandez au prestataire de vous montrer un exemple de site déjà livré, puis testez-le vous-même depuis votre téléphone, en 4G, pas en wifi au bureau. C’est dans ces conditions que vos futurs clients le verront.

Pour creuser ce point sans attendre d’avoir payé, un audit technique SEO rapide sur un exemple du prestataire vous donne une idée concrète du sérieux du travail, avant même de signer le vôtre.

L’erreur classique, c’est de juger un site uniquement sur son apparence le jour de la démo. Un site peut être beau et lent. Beau et invisible sur Google. Testez, ne regardez pas seulement.

Ce que je retiens

Un prix bas n’est jamais le problème en soi. Le problème, c’est ce qui n’est pas écrit : le titulaire du domaine, les frais après mise en ligne, la possibilité de partir avec votre contenu.

Réunion de travail autour d’une table

Demandez ces trois réponses avant de signer. Pas après la mise en ligne, quand il est trop tard pour négocier.

Mon site est déjà en ligne, dois-je m’inquiéter du titulaire du domaine ?

Allez vérifier directement : un outil de recherche WHOIS gratuit vous dit qui est titulaire du nom de domaine. Si c’est l’agence et non votre entreprise, demandez le transfert, par écrit.

Un site gratuit, c’est forcément un mauvais choix ?

Non, pas forcément, pour une vitrine très simple sans ambition de visibilité. Le problème arrive quand vous voulez grandir et que le site gratuit vous empêche de changer de CMS ou de récupérer votre contenu.

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Paul Lambert

Paul se concentre sur des stratégies de référencement et des contenus en ligne impactants. Il vérifie systématiquement ses sources pour garantir des informations précises et pertinentes dans ses articles.

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